Edito de Février

 

 

 

Amical,

Ce week avait lieu le trial amical de Colombier le Vieux , organisé par le Trial Club de la Burle, une vraie  belle journée .

Arrivé 10 heures sur le parking ( et oh ! y a pas le feu au lac, c’est un amical ) , d’ailleurs je fais pas partie des derniers , bien alignées les voitures avec remorques, le balai des trialistes a commencé, celui-ci s’habile et s’évertue a ne pas mettre son premier pied  en chaussette par terre, chaussette qui doit quitter la chaussure de ville pour rejoindre l’indispensable botte.

Celui là qui fait déjà de la mécanique ou plutôt qui enfin fait la mécanique qu’il aurait du faire la veille. Et puis il y a ceux qui vont de remorque à remorque saluer les copains que l’on a pas vu de puis la veille ou depuis 6 mois.

 Bien sur on s’arrêtera sur la dernière acquisition du collègue et on remarquera comme le dernier modèle a bien évolué, on complimentera, et on repartira avec ses certitudes quant à la meilleure moto.

Ailleurs les mordus sont à l’échauffement  et déjà des petites compétitions se créent, un tel trace une zone, et d’autres vont tâcher de mieux passer, psychologiquement c’est énorme si vous arrivez a passer mieux que les petits copains !

Les plus pressés d’en découdre en finissent avec les formalités administratives, il y a la queue et c’est l’occasion aux boute en train de rentrer en action et d’animer joyeusement l’attente.

Derrière le bureau, on s’inquiète, il y aura  il suffisamment de participants pour ne pas boire le bouillon financier.

Les groupes de copains se forment « tu roules avec nous , ouais , ok, mais j’attends Dédé qui devrait pas tarder »

 

Quant enfin le groupe est formé, alors c’est le départ vers la première zone, c’est un trial amical, donc pas de commissaire, mais pas question, de le faire en délitant, «  tu roules en quoi ? » 

Les vieux bons  S3 se laissent tenté par le S2 et la reconnaissance méticuleuse des zones s’opère, premières zones et premières satisfactions, premières déceptions. Les premières bonnes excuses commencent à fuser, le pneu, le terrain, le manque d’entraînement. Pour ceux qui enchaînent les des résultats décevants, la concentration baisse et le côté amical, blagues  prend le dessus sur l’implication qu’ont les bons élèves.

Pour certains, la désillusion est grande, le manque d’entraînement se fait cruellement sentir et le repas de midi sera l’occasion de prendre du repos et des grandes décisions quant à une plus grande implication dans l’entraînement .

 Ce repas de midi, c’est l’occasion  de bien se marrer pour les uns, de refaire le monde (du trial pour d’autres)  de refaire mentalement le premier tour et de calculer tous les points que le carton de pointage possède en trop .

Il fait beau, on est bien, et on a presque un peu de mal à sortir de ce moment de convivialité pour retrouver les zones. Le deuxième tour sera l’occasion de nouveaux commentaires sur l’état du terrain, l’état de forme, tout ce qui fait que ce deuxième tour sera meilleur ou moins bon que le premier.

Après ce deuxième tour, certains se tâtent pour en faire un troisième, le groupe se fissure, les trop crevés d’un côté et les besogneux d’un autre. Sous la buvette en fin de journée sur la zone Julien Arnaud fait le spectacle. « A c’est beau a voir et ça a l’air si facile … »

Il est temps de rentrer, avec ses certitudes et ses doutes, les bras et les jambes sont lourds, on va encore parler trial pendant tout le trajet, parce que le trial on l’aime, et qu’il nous accompagnera même dans quelques uns de nos rêves de la nuit à venir.

Jean Finiels